Sécurité au travail : la prévention n’est pas une option

Sécurité au travail : la prévention n’est pas une option

Chaque jour en France, plus de 2 personnes meurent au travail et 100 sont blessées gravement.
La prévention des accidents du travail doit être au cœur des priorités de l’entreprise, quel que soit le secteur professionnel. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour protéger la santé physique et mentale des salariés et assurer leur sécurité.
Ces mesures doivent toujours être adaptées à l’évolution des circonstances et s’articulent autour d’actions d’évaluation et de prévention des risques professionnels, d’actions d’information et de formation à destination des salariés ainsi qu’autour de la mise en place d’une organisation du travail adaptée.

Les accidents du travail aujourd’hui

La nature et les causes des accidents du travail graves et mortels peuvent être multiples : chutes de hauteur, accidents de la route, accidents en lien avec l’utilisation d’une machine, etc. Ces accidents résultent trop souvent d’une mise en œuvre insuffisante des mesures de prévention et d’un manque de sensibilisation des acteurs.

Rappel des chiffres

En 2024, pour les salariés du régime général, près de 549 614 accidents du travail étaient dénombrés, dont plus de 764 travailleurs salariés décédés dont 22 jeunes de moins de 25 ans. Bien que le risque zéro n’existe pas, les accidents graves et mortels au travail sont inacceptables. Ces chiffres représentent des vies brisées, des familles endeuillées et des collectifs de travail traumatisés.

Les primo-entrants, une population particulièrement vulnérable

Les nouveaux salariés, quel que soit l’âge ou le type de contrat (intérimaires, CDD, CDI ou bien en apprentissage), constituent une population particulièrement exposée aux accidents du travail graves et mortels. Près de 15 % des accidents graves et mortels surviennent au cours des trois premiers mois suivant l’embauche, et un quart des accidents du travail concernent des salariés ayant moins d’un an d’ancienneté dans l’entreprise.

Cette vulnérabilité s’explique par plusieurs facteurs : manque d’expérience professionnelle, méconnaissance de l’environnement de travail, des équipements et des procédures de sécurité. En tant qu’employeur, il est donc indispensable d’accorder une attention particulière à l’accueil et à la formation des nouveaux arrivants. Cela inclut une formation générale à la sécurité, une présentation détaillée des risques spécifiques à leurs postes, un accompagnement renforcé lors des premières semaines, et une sensibilisation aux comportements à risque. Une intégration réussie en matière de sécurité est un investissement dans la protection durable des salariés.

Comment garantir la sécurité des salariés ?

Bien que toutes les entreprises soient différentes et appliquent des règles de sécurité différentes, des règles générales de sécurité sont à connaître pour tous les employeurs :

L’évaluation des risques

Les risques auxquels sont exposés les salariés au quotidien doivent être identifiés, en situation de travail réelle, et répertorier dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

  • Certains risques peuvent être supprimés (par exemple, remplacer un produit dangereux par un qui ne l’est pas).
  • Lorsque ce n’est pas possible, des mesures de prévention qui privilégient la protection collective doivent être mises en œuvre.

Des équipements et locaux sécurisés

  • Les équipements et installations doivent être conformes, maintenus en bon état et adaptés au travail à réaliser.
  • Les lieux de travail doivent être adaptés aux besoins réels des salariés afin qu’ils puissent réaliser leurs tâches dans des conditions qui préservent leur santé et leur sécurité (éclairage, flux de personnes, d’engins et de matières, accès aux installations pour la maintenance, ambiance acoustique, thermique, qualité de l’air…).

La formation des salariés

  • L’ensemble du personnel doit être informé et formé sur les risques pour leur santé et leur sécurité avec une attention particulière aux nouveaux arrivants (jeunes, intérimaires, CDD). Pour cela, une formation générale à la sécurité qui détaille les précautions à prendre doit être mise en place.
  • Les salariés affectés à des postes à risque (dont la liste est à établir), doivent suivre une formation renforcée à la sécurité. Ceux exposés à certains risques particuliers (chute de hauteur, produits chimiques dangereux, machines dangereuses, etc.) doivent bénéficier de formations particulières.

Les acteurs de la prévention pour vous accompagner

  • Au sein de l’entreprise : le Comité social et économique (CSE) et représentants de proximité, les salariés désignés compétents, le service de prévention et de santé au travail (SPST).
  • À l’échelle locale : l’Inspection du travail et les services de renseignement en droit du travail, les caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT), les caisses départementales Mutualité sociale agricole, les agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) et les délégations régionales de l’OPPBTP.
  • À l’échelle nationale : le Ministère chargé du travail, l’Assurance maladie risques professionnels, la Caisse centrale Mutualité sociale agricole, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail (INRS), l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), l’OPPBTP et les branches professionnelles.

Toutes les bonnes pratiques sont à découvrir sur le site du ministère du Travail : securiteautravail.gouv.fr

Agrégeant les contenus et ressources existants, produits par l’ensemble des partenaires, notamment les préventeurs, ce site vous permet de trouver facilement toutes les bonnes pratiques de sécurité au travail dans votre secteur professionnel.

Découvrez aussi la campagne de sensibilisation du ministère du Travail et des Solidarités, notamment les spots audios, les affiches et les visuels pour les réseaux sociaux.

22/01/2026 – Journée Prévention des Saisonniers à Superdévoluy

22/01/2026 – Journée Prévention des Saisonniers à Superdévoluy

La Mutualité Française organise, avec le soutien financier de l’ARS, une Journée Prévention Santé des Saisonniers :

JEUDI 22 JANVIER,
de 9h30 à 18h,
au Centre Sportif de Superdévoluy

L’action « Journée prévention santé des saisonniers » a pour objectif d’offrir deux services de santé préventive complémentaires : une Action de Formation Prévention dispensée par le GEST 05 et un parcours « dépistage, consultation santé individuelle » organisé par la Mutualité Française.

De nombreux partenaires et professionnels de santé seront présents pour proposer dépistages (visuels, auditifs, IST, troubles musculo-squelettiques, glycémie, tension artérielle…) et conseils personnalisés (nutrition, sécurité routière, addictions, sexualité, vaccination etc.).

Prise de rendez-vous nécessaire pour le don du sang.

Entrée libre, venez nombreux (navette gratuite entre la Joue-du-Loup est Superdévoluy) !

Journée Prévention des saisonniers Superdévoluy

Évolution du suivi médical pour les salariés titulaires de CACES et / ou d’habilitations électriques

Évolution du suivi médical pour les salariés titulaires de CACES et / ou d’habilitations électriques

Une modification réglementaire est intervenue concernant le suivi médical des salariés titulaires d’une autorisation de conduite d’équipements (CACES ou autres engins) et / ou d’habilitations électriques (travaux sous tension ou au voisinage de pièces nues sous tension).
Découvrez, dans cet article, les nouvelles modalités de leur suivi médical !

Le décret n° 2025-355 du 18 avril 2025, pris en application des articles L.4111-6 et L. 4624-10 du Code du travail, est entré en vigueur le 1er octobre 2025.

Les salariés titulaires d’une autorisation de conduite (avec ou sans CACES) ou d’une habilitation électrique ne relèveront plus automatiquement du Suivi Individuel Renforcé(SIR) dans ce seul cadre. Ils seront examinés par le médecin du travail dans le cadre du Suivi Individuel (SI) avec une visite tous les 5 ans et la délivrance d’une attestation de non contre-indication médicale, valable 5 ans.

Les avis d’aptitude délivrés avant le 1er octobre 2025 continueront de faire office d’attestation, pendant une durée de cinq ans à compter de leur date de délivrance, sans nécessité de visite intermédiaire supplémentaire pour cette raison.

Suivre l’état de santé des travailleurs : comment ça se passe ?

Saviez-vous que le suivi de l’état de santé des travailleurs est l’un des 3 axes clés de l’offre socle du GEST 05, Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises (SPSTI) ?
Le suivi individuel de l’état de santé des salariés, c’est bien plus qu’une simple visite médicale. C’est un accompagnement personnalisé pour garantir à chacun une santé durable au travail.
Avec la loi du 2 août 2021, le GEST 05 renforce son rôle clé pour le bien-être des travailleurs.
Vous voulez savoir comment ? Visionnez cette vidéo réalisée par le réseau Présanse.